27.04.2009
Zen
Ayé. C'est passé. On a bien tenté de m'écraser à hauteur d'Odéon, mais mon regard dur et déterminé a foudroyé le chauffard sur place.
Armé de ma convocation, je me suis présenté au surveillant à l'entrée, puis aux appariteurs à l'accueil.
Pause pipi. Ascenseur. 3e étage. Eteindre le portable ou le mettre en Mode Avion ? Patientez ici, s'il vous plaît. No one. Je sors mon La fille qui rêvait d'une allumette et d'un bidon d'essence (ou inversement) et je pars en Suède.
"Monsieur ?"
Je reviens. Je prends place, je souris, je suis poli. Les présentations. Les questions. Les sourires. Les rires aussi. Je suis détendu. Je les aime bien, même la méchante qui arbore un décolleté provocateur, mais ça n'a pas de prise sur moi ces choses-là.
christophe et Nicolas Bleusher avaient sans doute raison. Pas de raison de m'inquiéter. Et pourtant, j'avais bien envie de faire dans ma culotte avant la pause pipi. Je crois même que l'accident était un bon moyen d'éviter la confrontation. Je ne serais pas enthousiaste à l'idée de recommencer l'exercice tous les jours, loin de là. Et peut-être que je suis tombé sur les bonnes personnes. Un vague et confus sentiment d'espoir tente d'accéder à la reconnaissance officielle, mais je ne me prononcerai qu'au jour des résultats officiels. En attendant, j'y crois (un peu). Pas de regret.
Que de bons souvenirs. Si, si.
19:16 Publié dans Blablabla, Hihihi, Waouh ! | Commentaires (2)
26.04.2009
N'ai les pétoches
Fatidique, l'heure approche. Aboutissement logique de nombreuses heures (années ?) de travail (ou presque). Je n'aime pas particulièrement être jaugé, jugé, évalué, pesé, pesé, compté, noté, comparé, estimé. Des atouts ? Des qualités ? De la personnalité ? Je dois bien en avoir en réserve. Créer la surprise ? Evoquer mes relations particulières avec des animaux en plastique. Mes nuits agitées. Mon admiration pour Yann Barthès. Dire que je me reconnais (un peu) dans le personnage de Lisbeth Salander.
J'ai presque les mains qui tremblent, et mon estomac mène une vie indépendante. C'est bientôt. Je me réveille de ma sieste, horrifié. Mais non, tout va bien, c'est demain. Tout va bien ? On voit bien que ce ne sont pas les petites voix dans ma tête qui seront passées au crible. Sourire. Oui, mais comment ? Montrer les dents ? Les gencives. S'inspirer de Bree Van de Kamp. Y ajouter des qualités de Lynette pour ne pas avoir l'air guindé-et-parfait. Être Mary-Alice, en fait, mais elle est morte, et j'ai parfois l'impression que je sortirai de cette épreuve dans le même état.
J'ai peur. Ça me passera.
Au cas où, je vous aime.
(Oui, parce que j'ai rêvé que je décédais dans un terrible accident de voiture. Ç'aurait fait un superbe film sur ce brin de jeune fougueux et porteur d'espoir pour qui le sort en avait décidé autrement alors qu'il marchait vers la gloire, sans regarder en traversant.)
20:36 Publié dans Blablabla | Commentaires (2)
24.04.2009
Chez l'élite
Ce soir, j'aî dîné avec ces gens qui écrivent dans ce fameux hebdomadaire où s'achève mon stage. Tout le long du repas, j'avais ce sourire accroché au visage, parce que finalement, l'élite, elle est comme toi et moi (ou peut-être qu'en fait, c'est moi qui suis comme l'élite et pas toi). Ils ont parlé des Bienveillantes de Jonathan Litell, et puis ils ont évoqué OSS 117 et Borat aussi. J'étais ébahi devant leur... culture ?
Ce sont des gens que mon éducation d'enfant d'immigré m'a appris à respecter et à vénérer. Dans mon éducation, on vénère tout ce qui a un Bac +5 et au-delà et qui passe à la télé'. Genre quand j'ai dit que je voulais être journaliste, tout le monde s'est réjoui et a cru que je remplacerai PPDA, Pujadas ou Roselmack. Alors quand j'ai ajouté que non, pour moi, ce sera plutôt de la presse écrite, genre Laetitia Van Eeckhout, Raphaëlle Bacqué ou Serge July, ils ont pas trop compris. Pour eux, presse écrite = ?. Des fois, on les voit à la télé', les journalistes de presse écrite, quand ils sont pris en otage ("Tu vas pas aller dans les pays où y a la guerre, hein ?"), mais c'est tout.
Ce qui m'incite à penser que le véritable progrès pour les minorités et tous les autres, ce n'est pas tant le nombre de gens de couleur que l'on voit dans les pubs ou au JT. Le véritable progrès, c'est quand on aura un système éducatif qui donnera aux enfants de Stains comme à ceux du XVIe arrondissement les mêmes compétences, le même savoir-faire. Sans faire dans l'uniformité, mais en éduquant autrement.
A mes yeux, la victoire de la discrimination positive est encore bien loin. Tant qu'on restera gaga d'admiration parce qu'un minorité-visible sera parvenu à un poste élevé et visible, on n'aura rien compris à l'intégration. On ne s'extasie pas parce que Laurence Ferrari est blonde ou parce que David Pujadas est brun. Cette différenciation est invisible. C'est la preuve de la victoire du Front des Blondes Unies pour l'Egalité des Couleurs de Cheveux. Oui, en fait, la finalité de la discrimination positive, ce serait de rendre invisible le visible. Le souci, c'est qu'en se fondant sur les mêmes critères qui tracent la frontière entre les deux, elle va droit dans le mur. Les blondes ont réussi silencieusement. Mais, me direz-vous, les blondes n'ont jamais été discriminées ! Et alors ?, vous répondrai-je. Mon argumentation n'a jamais eu de prétention scientifique. Et si vous voulez prendre des discriminés, prenons les roux. On les brûlait, on les considérait comme alliés de Satan. Qui, aujourd'hui trouverait pertinent d'établir des statistiques sur la proportion de roux au chômage ? Alors, pourquoi voulez-vous mesurer les "divers" ? Je trouve ça très laid comme terme d'ailleurs. Dans le questionnaire, tu coches : 1) Blanc - 2) Divers - 3) Autres ?
Non, ce qu'il y avait de bien avec mon dîner chez l'élite, c'est que je n'étais ni plus ni moins que moi-même, un étudiant en stage. Je me serais senti mal à l'aise si j'avais dû justifier ma présence au sein de ce cercle restreint par mon teint opaque. Je crains qu'en passant par une politique volontariste, le chemin soit encore plus long. A partir de quel moment décidera-t-on que c'est bon, qu'on est tous à égalité ? Si on avait bâti la Révolution en essayant de garder tel nombre de places pour les députés du Tiers-Etat, mentalement déficients, est-ce que ça aurait marché ? Je crois que l'intégration passe en premier lieu par les individus. Des personnes décidées à réussir et qui sont prêtes à travailler en ce sens, peu importe la couleur de leur peau. Si un petit con de Neuilly veut rater sa vie, il la ratera aussi bien qu'un jeune Arabe de Sarcelles. Vous croyez que s'il veut réussir, il aura plus de facilités ? Je n'en pas suis sûr. Il y a quand même toutes ces critiques qui feront de lui un fils à papa sans mérite. Et réussit-on vraiment quand on n'a pas mérité ce que l'on détient ?
Je m'arrête là parce que Starmania vient de s'achever sur France 2 et que je suis tout bouleversé (une fois encore) par Le Monde est Stone qu'interprète Fabienne Thibeault. Autant le vieux playback sur Only the very best m'avait dégoûté, autant sa voix fluette me ravit à chaque fois...
22:39 Publié dans Blablabla | Commentaires (1)
Excusez-moi du peu
D'habitude, je ne m'intéresse pas particulièrement à décrier la politique. Je trouve tout ce petit monde très comique (comique ne veut malheureusement pas dire drôle) mais pas assez consistant pour en faire un article. Je n'écris pas un article parce que j'ai ri à une blague de Jamel ou parce que j'ai vu le dernier spectacle de Gad Elmaleh (oui, parce que Coco, peut faire mieux, surtout la fin). Mais là, les excuses de Ségolène me turlupinent depuis quelque temps. Je m'interroge sur leur pertinence et leur portée.
Parce que d'ordinaire, on demande pardon pour des choses dont on se considère responsable. Par exemple, je ne demande pas pardon à la personne qui se retrouve handicapée à vie parce qu'un chauffard lui a écrabouillé les jambes. Je compatis à la limite, mais je peux difficilement faire plus. Et c'est là que ça coince avec Ségolène, parce qu'il semble qu'elle confond les concepts. Si elle veut exister politiquement, un "Je suis peinée par les mots blessants de Nicolas Sarkozy" aurait amplement suffi selon moi. Le buzz aurait peut-être été moins important, mais on est alors plus près de la vérité et du "parler vrai".
Surtout que cette position christique ne lui va pas à ravir. Quand Jésus disait : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", c'était justifié dans la mesure où il avait l'ambition de mourir pour sauver même ses détracteurs. Quand Ségolène le fait, ça sonne faux, parce qu'elle ne serait pas prête à donner sa vie pour sauver Nicolas Sarkozy. Au contraire, elle attendrait sagement pour pouvoir prendre sa place. Je crois dur comme fer à la responsabilité individuelle, et il appartient selon moi à Nicolas Sarkozy et à lui seul, de présenter des excuses pour ses propos.
Quand un enfant refuse de faire bisou-bisou à quelqu'un, ses parents demandent pardon en son nom, mais le quelqu'un en question sait bien que ces excuses n'ont aucune valeur car elles n'émanent pas de l'enfant lui-même. Même si Zapatero n'est "pas très intelligent", je doute qu'il puisse accorder un quelconque crédit aux dires de Ségolène. Cela m'énerverait plus qu'autre chose, même.
En fait, je retombe dans mes errances habituelles où je me retrouve incapable de déterminer quel sera mon candidat ou mon parti aux prochaines élections. Je ne suis pas en accord avec les idées de l'UMP et je ne me sens pas en phase avec le PS. Je me définirais comme plutôt au centre même, mais ni les Verts ni le MoDem ne parviennent à me séduire. Idem pour le Parti Radical de Gauche (oui, il existe encore. Cette indécision est finalement parfaite car elle me permet d'exercer mon jugement en toute indépendance, sans influence partisane ou idéologique autre que les valeurs de la République.
Valeurs qui m'interrogent aussi quant à leur articulation avec certaines politiques publiques comme la discrimination positive. Mais j'y réfléchirai un autre jour. Ou peut-être aujourd'hui. Mais pas dans ce post-là, parce qu'il est 11 heures du matin et que je suis fatigué.
10:58 Publié dans Blablabla, Hein ? | Commentaires (0) | Tags : ségolène royal, nicolas sarkozy, excuses, josé luis zapatero, sénégal, discours de dakar
23.04.2009
Design
Ah oui. J'ai changé l'apparence générale, parce que je trouvais ça un peu enfantin sur les bords, alors que je suis enfantin dedans, pas sur les bords. Et puis, j'ai de grosses journées épuisantes, alors lire une page brillante, ça fait mal à mes yeux. Vive le sombre-obscur !
De sa réponse
Quand je tourne la page avec quelqu'un, je ne fais jamais ça de façon unilatérale. Je tiens l'autre au courant de ce que je pense de lui et de ce que j'ai sur le coeur. Parce qu'après quand on se croise par hasard dans le métro', on est mal à l'aise, on sait pas trop s'il faut faire semblant qu'on se voit pas ou quoi ou qu'est-ce. C'est compliqué. Et moi, ça me perturbe jusque tard dans la nuit. Pour ne pas faire d'exception et m'assurer des nuits de repos apaisé, j'ai procédé de la même manière avec Y.
Dans un nouveau message Facebook, je lui ai envoyé à peu de choses près le contenu de cette note où j'ai allègrement cité Lancelot.
Et là, BOUM, réponse.
J'ai frôlé l'arrêt cardiaque.
Sa réponse a heureusement permis à mon coeur de retrouver très rapidement un rythme normal. Bref, il m'a refroidi.
S'il a attendu autant de temps, c'est parce qu'il n'avait pas très envie de répondre sur le coup (ce que je peux comprendre à la rigueur de la limite). Et après, c'est parce qu'il a... oublié. -_-' Cui cui.
Mais au moins, maintenant, je sais pourquoi. Et vous ?

Question n°56 : Pourquoi Y. a-t-il répondu ainsi en terminale ?
- A : Il avait déjà quelqu'un.
- B : Lui et moi ne nous connaissions pas (enfin, y avait que moi qui le connaissais à force de filatures et de voyeurisme).
- C : Il ne s'assumait pas en tant que gay en ce temps-là.
- D : Je ne suis pas son genre.
C'est votre dernier mot ?
Pour trouver la bonne réponse, il suffit de procéder par élimination.
Ceux qui ont répondu D méritent la lapidation par le feu dans une eau glacée. Je suis le genre de tout le monde parce que je suis hypra-merveilleux et magnifique. PIGÉ ?
Ce ne pouvait pas être la réponse A non plus, parce que vu l'énoncé de la réponse B, j'aurais été le premier au courant s'il avait eu quelqu'un.
Mais dans le même temps, ça ne peut pas être la réponse B : on est en train de parler de jeunes hommes âgés de moins de 20 ans. On s'en fiche de se connaître ou pas, ce genre de considération n'a pas sa place dans le cerveau de jeunes mâles en rut.
Il m'a expliqué qu'il n'était pas vraiment lui-même à l'époque et qu'aujourd'hui, ben, il a changé. J'avais espéré un "Si tu le veux bien, nous pourrions en discuter autour d'un dîner aux chandelles" ou un "c'est très dur de dire tout ça par mail ; donne-moi ton numéro, je t'appelle quand tu veux". Mais rien. Il m'a juste dit qu'il était prêt à me répondre si j'avais d'autres questions et pffffft. Désespéré, je lui lançai une friend request et répondis à son message par des considérations d'ordre général.
Bilan : le bon point, c'est que maintenant qu'il a répondu, j'ai accès à ses six photos-profil. Great. Le mauvais point, c'est que je peux rester à attendre comme une potiche pendant des jours et des jours car je ne sais pas ce qu'il fera de ma friend request. Confirm ? Ignore ? Ou pire, la laisser languir pour l'éternité ? Si seulement j'avais une Lisbeth Salander sous la main, j'aurais su tellement de choses...
17:42 Publié dans Blablabla, Hein ?, Houhou♥ | Commentaires (0) | Tags : réponse, histoires compliquées, lisbeth salander, y., qui veut gagner des millions, lancelot, facebook
Regardez, j'ai de l'expérience
C'est bizarre. C'est comme l'accomplissement d'un rêve ou d'un fantasme de plusieurs années. J'achève ma deuxième semaine de stage dans un des trois grands hebdomadaires nationaux. Je n'ai pas réalisé d'enquête fantasmagorique sur les prix de l'immobilier, mais j'ai assisté à des conférences de rédaction avec de grands pontes du monde journalistique, j'ai écrit quelques reportages pour le web, et j'ai un carnet d'adresses plus étoffé.
Et le décalage, enfin, plutôt le chemin parcouru entre le moi du mois de janvier et le moi de maintenant est... abyssal. En janvier, je cherchais un stage sans trop d'espoir dans une rédaction pas trop lambda si possible, mais sans être très exigeant. Après moults refus, j'en étais venu à considérer l'éventualité de faire jouer mes relations (et mon sourire) pour faire pression sur les employés de la mairie, dans le but de participer au magazine-propagande de la municipalité (c'est le cas dans toutes les collectivités territoriales : c'est le truc que l'on ne lit que pour voir si on a son nom dedans et qui permet à nos chers élus de montrer combien ils sont actifs et disponibles).
Et là, trois mois plus tard, je connais des gens de France 3, de Canal +, du Nouvel Obs, du Canard Enchaîné, de France Culture et France Info, de L'Express et du Parisien. C'est bizarre. Des fois, je me fais l'impression d'être Rachida Dati et d'avoir une ascension fulgurante. A la différence près que je suis un peu plus subtil (je ne demande rien, on m'offre) et que je n'ai pas de boyfriend anonyme. D'ailleurs, en parlant de boyfriend, faut qu'je fasse des révélations sur Y.
Bref, maintenant, je suis presque connu. Et mon objectif ultime, mon aspiration suprême, c'est de présenter un jour le JT sur Dailymotion.
Au fond, ce stage m'a quand même pas mal aidé à savoir ce que je veux faire. Je sais désormais que j'adore écrire donc je ne peux pas être juste comédien. J'aime avoir un emploi du temps flexible, donc je ne peux pas être employé avec une carte de pointage. J'aime changer d'interlocuteurs et aborder de nouveaux thèmes, donc je ne peux pas être prof'. J'aime enquêter et être libre de le faire comme je l'entends sans avoir à obéir aux ordres, donc je ne peux pas être flic. Ici, j'ai des surprises tous les jours, et même si je n'ai pas le sentiment de faire grand-chose, chaque jour apporte son lot de nouveauté. Bon, c'est peut-être l'effet newbie qui débute, mais je ne m'en suis pas encore lassé.
Contrairement à beaucoup d'autres étudiants en journalisme que je connais, ce premier stage pro s'est bien déroulé. Mon rédac' chef était vraiment attentif à mes desiderata, soucieux de mon bien-être et à l'écoute. D'ailleurs, c'est la même pour tous les autres membres du service. C'est un métier solitaire et qui requiert pas mal d'indépendance. J'étais d'ailleurs très heureux et presque surpris de bénéficier d'une marge de manoeuvre aussi large. Je ne savais jamais à qui j'aurai l'occasion de m'adresser dans la journée, j'étais toujours sur la brèche et ça me plaît. Mon moment préféré, c'est quand j'ai fait un débriefing post-reportage avec mon rédac'-chef et qu'il a dit : "Bon réflexe". C'était à propos d'une question un poil incorrecte (sur de l'argent) que j'ai posée à une de mes sources. J'étais tout chose, parce que dans un sens, ça veut dire que j'ai ça dans le sang. Et ça m'a rappelé mon prof' de droit pénal qui m'avait traité "d'impertinent" pour une question un poil incorrecte aussi sur ses méthodes de travail.
J'ai trouvé ma voie. Et maintenant que j'ai fini Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes, ben, j'ai presque envie de m'intéresser au monde de la finance pour y déployer mes talents. J'ai aussi envie de rentrer dans l'équipe de Yann Barthès au Petit Journal et de rigoler toute la journée.
C'est finalement l'accomplissement (enfin le début) d'un rêve d'ado'. Quand j'avais 14 ans et que je regardais Loïs et Clark : Les Nouvelles Aventures de Superman sur M6, je voulais bosser au Daily Planet. Pour les merveilleuses aventures mais aussi pour les ordinateurs, pour le crépitement des claviers, pour l'agitation permanente, pour ce rapport direct et continu à l'info', pour ces risques encourus dans une quête effrénée de la vérité, pour la reconnaissance aussi parce que l'on met en lumière ce qui était resté dans l'ombre, et pour ce vaste panel d'individus avec qui l'on est en contact, de Jimmy l'assistant à Lex Luthor, en passant par le portier et les patrons de bar, le tout sous les imprécations de Perry White, le rédac'-chef fan d'Elvis. Maintenant que j'ai le pied dedans, je ne regrette rien. Peut-être que ça viendra plus tard, les regrets, mais là, c'est juste parfait (sauf que je suis pas payé, mais bon).
16:49 Publié dans Blablabla | Commentaires (2)
16.04.2009
It's too early in the morning...
C'est un peu sur cet air que je me réveille chaque samedi matin.
Il est aux alentours de sept heures trente du matin quand mon réveil sonne pour la troisième fois. Là (et las aussi), je me dirige vers la cuisine, l'air hagard et perdu. J'ouvre les volets les yeux fermés puis je farfouille dans le placard à la recherche de ma dose de Nutella (servi sur une tranche de pain de mie Jacquet Nature). Quand il n'y en a pas, j'entame une grève de la faim jusqu'à l'heure du déjeuner (voire jusqu'à l'heure du goûter si je ne trouve pas de quoi satisfaire mes pulsions à l'heure du déjeuner) et je m'aventure sous la douche. Sous le jet d'eau chaude, j'ai tendance à fermer les yeux pour mieux me remémorer ce doux temps d'autrefois où j'étais couché dans mon lit, sous ma couette. Ensuite, je me dépêche de m'habiller parce que je suis déjà en retard et je sors de la maison en courant vers la gare.
En principe, je suis censé me rendre à un cours mortellement ennuyeux alors pour ne pas gâcher le peu de temps qui nous est imparti ici-bas, je vais au cinoche.
La première séance du matin, c'est exaltant. Il n'y a presque personne. C'est calme. Et avec ma carte UGC Illimité, c'est rentable. Les rues sont encore désertes, les arcanes des Halles ne voient défiler les passants qu'avec parcimonie. Et moi qui tombe de sommeil. Mais quand je regarde des films au cinéma, je ne m'endors pas (sauf pendant Benjamin Button mais c'était pas fait exprès). Au contraire, je suis souvent tout bouleversé. Et parce que c'est samedi matin, je vais voir des films que je n'aurais jamais vus un autre jour. Parce que le samedi matin, j'ai des envies de culture que je n'ai pas le reste de la semaine. C'est comme ça que je suis allé voir Boy A (♥♥♥) ou la Vague (♥♥). J'ai même vu Country Teacher (♥♥). Moi qui suis très grand public, ça m'a fait bizarre d'entendre du tchèque à neuf heures du matin, un samedi (y avait même une pub en serbo-croate pendant les bandes-annonces du début). Dans un registre plus conforme à mon personnage, j'ai trépigné d'impatience avant la diffusion de Monstres contre Aliens (♥♥). Parce que d'après la bande-annonce, l'intrigue se déroulait à San Francisco (♥♥♥♥♥♥) et à Paris (♥♥♥♥♥♥♥+++). Bon, finalement, déception, parce que les lieux n'étaient pas très exploités, mais c'est un bon film dans son genre et c'était moins gentillet que Ponyo (♥♥).
Tout ça pour dire que l'autre samedi matin, quand je suis allé me faire une toile (dédicace à ma maîtresse du CM2 qui nous a appris cette expression antédiluvienne), j'ai reçu un bon Marionnaud ou Nocibé, je sais plus. En présentant le bon à la caisse, tu avais droit à un sac en carton recyclé offert. Là, je me suis dit que je n'étais définitivement pas fait pour les boutiques de luxe grand public. Je me suis installé en H7 (c'est souvent la place au beau milieu de la salle, et moi, ça me fait penser au septième tome d'Harry Potter où Dumbledore dit à Harry que ce n'est pas parce que ça se passe dans sa tête que ce n'est pas réel) et j'ai attendu le film, mon bon vieux sac Eastpak à mes côtés que je ne remplacerai pour rien au monde contre du carton recyclé.
Souvent, après, j'ai le temps de voir un deuxième film, alors rebelote, et hop. Maintenant que je n'ai plus le sentiment de payer quand j'y vais, j'aime bien le cinéma', and it feels like a perfect day...
21:16 | Commentaires (0)
14.04.2009
Lesson Learned
Cela fait longtemps que je n'avais pas pris le temps de me poser ici.
En fait, j'ai écrit un message à Y. Un message où je lui disais que je savais tout et que je me posais plein de questions, mais qu'il n'était pas obligé de répondre. Et effectivement, plusieurs semaines plus tard, ma inbox est désespérément vide. Au début, je faisais des refresh toutes les cinq minutes. Je me connectais à des heures indues dans l'espoir de trouver une réponse arrivée à une heure pareillement indue. Je lui ai trouvé des excuses. Je me suis dit qu'il avait sûrement beaucoup à faire. Que répondre à un tel message demandait du temps, de l'investissement et qu'il préférait reculer pour mieux sauter. Alors j'ai attendu. Avec impatience. Au point que j'en suis venu à le chercher du regard dans la rue et dans les transports, dans l'espoir que peut-être... Je n'allais sur Internet que par à-coups, pour constater la vacuité de ma inbox. La connexion a beau être très rapide, le court délai d'affichage de la page était une vraie torture. Et quand il y avait un message, mon cœur se mettait à battre la chamade et j'y croyais. En vain. Alors ce soir, quand j'ai parcouru cet article de Lancelot, c'est comme si la réponse était arrivée.
L’amour nous aide à comprendre plein de choses.
La vie nous les apprend, les choses. Elle nous apprend aussi, à notre cœur défendant, que bien souvent, il n’y a rien de plus à comprendre, et surtout, rien du tout à attendre.
Qu’un mur, c’est un mur. Et que ce n’est pas la peine de chercher à se briser la tête contre. Ni de s’obstiner à s’ensanglanter les mains dessus, à se casser les ongles sur le mortier. Parce que même si l’on parvient à arracher quelques briques, c’est en pure perte. Derrière, il n’y a rien. Pas de porte, ni de fenêtre ouverte sur le soleil levant. Que du noir, du vide, du néant. Désolé, Jeff.
La seule solution raisonnable, c’est de tourner le dos, et repartir dans une direction nouvelle. Et tenter, ce qui est terriblement difficile, voire impossible, de conserver malgré tout un cœur pur. Capable de peindre plein d’autres œufs, en rouge vif, comme le sang de la vie.
Je vais devoir me trouver une autre addiction, mais je crois que j'arriverai à tourner la page et à penser à autre chose. D'autant plus que j'ai des tas de notes en tête et que je suis enfin parvenu à trouver Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes à la bibliothèque. J'étais obnubilé par ce roman répandu dans tous les wagons du métro', mais impossible à atteindre parce que 22€ le bouquin... Et il n'avait pas l'air de vouloir sortir en poche. Bref, je remercie le Réseau des Bibliothèques de la Ville de Paris, et je vais de ce pas me plonger dans cette suédoise intrigue.
22:45 Publié dans Blablabla | Commentaires (2)
03.04.2009
Ah et euh
Je viens de voir une vidéo sur YouTube, et ça fait une option en plus pour mon avenir professionnel. FLIC. Yay.
01:03 Publié dans Blablabla | Commentaires (1)


