30.01.2009

Ce soir, je ne dors pas

Il était trois heures du matin, j'étais épuisé, et je n'arrivais pas à sombrer dans le sommeil. Mes yeux se fermaient, mais impossible d'arrêter la course de mon esprit. Et pourtant, je n'y allais pas de main morte. À l'instar d'une faible proportion de la population, j'ai besoin de faire rebondir ma tête et mes jambes sur mon matelas pour m'endormir. Il me faut au minimum un mouvement de cadence, et ce depuis ma petite enfance. D'après ma mère, dès le jour où les muscles de mon cou ont été assez solides pour porter ma tête, je me suis mis à m'endormir de cette façon. Selon le pédiatre que mes parents ont consulté à l'époque, c'était là un comportement bénin et sans incidence qui disparaîtrait avec l'âge. Vingt ans plus tard, je m'endors toujours de la même façon.

Ici, un "professionnel" préconise d'amener peu à peu l'enfant vers la normalité, mais je trouve ça un tant soit peu castrateur. Je frappe ma tête depuis longtemps et je ne parviens pas à m'endormir sans ça (à moins d'être véritablement épuisé). Dans la mesure où il n'y a rien de nuisible là-dedans, je ne vois pas pourquoi arrêter. Ce n'est peut-être pas le must pour la vie amoureuse, cependant. Mais depuis le temps que j'y réfléchis, mon esprit a eu le temps de cultiver la croyance que quand je rencontrerai la bonne personne, je le saurai, car alors je n'aurai plus besoin de frapper ma tête pour m'endormir ♥ dans ses bras ♥.

Les réponses que j'ai trouvées ici me font un peu plus sourire, parce qu'elles imputent ce comportement à un sous-emploi des facultés de l'enfant. Et j'aime bien caresser l'idée que mon cerveau est tellement performant qu'il est sous-employé. À part ce trop-plein d'intelligence et de sagesse inutilisé, je puis confirmer que c'est totalement inoffensif et indolore. La preuve en images (c'est la chambre de ma sœur, fallait bien que je préserve un semblant d'anonymat) (et puis, bon, au naturel, ça va un peu plus vite que ça, mais fallait que ça cadre avec la musique, et j'en suis encore à mes débuts en matière de montage vidéo) :

 

02:35 Publié dans Blablabla | Commentaires (4) | Tags : frapper, tête, dormir, bizarre

23.01.2009

Rendez-moi mon sang !

Don-du-sang-11-13-08-2008-12h57-57-Don-du-sang-un-geste-pour-les-autres-et-pour-vous..jpgJ'y ai repensé en écrivant la note juste en-dessous. Il y a près d'une semaine de cela, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé a renouvelé l'interdiction faite aux homosexuels de donner leur sang pour sauver des vies. Ça m'a laissé baba. Comme si les pédés étaient des Sang-de-Bourbe, des êtres impurs, des membres d'une sous-caste, qu'il vaut mieux tenir à l'écart pour leur propre salut et pour celui des autres.

J'ai beau être un gros pédé, je crois que dans ce cas, la désobéissance civile s'impose. Je donne (presque) régulièrement mon sang depuis maintenant deux ans. Dans la mesure où ma vie sexuelle est safe (c'est-à-dire comparable à l'encéphalogramme d'un poisson rouge mort), je crois que je continuerai à donner gratuitement de ma personne. De toute façon, j'ai pour habitude de mentir au médecin quand j'y vais. Sauf la fois où Tom-Tom a gaffé, mais ça s'est bien passé.

(La fois où Tom-Tom a gaffé, c'est quand Tom-Tom et moi sommes allés donner notre sang. J'ai eu l'entretien médical obligatoire, le petit topo, et hop, aspiration de mon sang. Seulement, Tom-Tom est allé voir le médecin juste après moi, et le médecin, sur le ton de la conversation, a évoqué notre amitié. Que Tom-Tom a compris comme le signe d'une connivence amoureuse entre lui et moi. Du coup, Tom-Tom a voulu mettre les choses au clair : "Il est gay, je suis hétéro', il n'y a pas de...". Le médecin ouvre grand les yeux, me court après (c'est facile, j'étais couché), et me demande si j'ai eu des relations fefuelles. Là, j'ai eu une hésitation : lui dire la vérité ou voir sa réaction en me vantant de mon succès dans les backrooms ? J'optai pour la vérité et il me laissa me vider de mon sang paisiblement.)

N'empêche que ça doit être dégradant de se voir refuser son sang parce qu'on est pédé. Autant celui qui est trop petit, ou trop mince ou trop malade se dit que c'est mieux pour lui, autant le pédé se retrouve relégué au rang de lépreux. Je crois qu'avant de revendiquer le mariage ou l'adoption, le droit de donner son sang et d'être utile à la communauté devrait être défendu. Mais c'est clair qu'une pancarte : "On veut se faire sucer (le sang)", c'est pas très glamour...

18:07 Publié dans Blablabla | Commentaires (6) | Tags : don du sang, homosexualité

Au placard !

Roger_Karoutchi_6.jpgBrrr. Ça m'a fait froid dans le dos d'apprendre que Roger Karoutchi, président du groupe UMP au Conseil Régional d'Île-de-France, s'apprête à révéler son homosexualité aux Français.

Je ne saisis pas trop la logique et la cohérence de cet effet d'annonce. Ça tue le suspense. Quand on se réveillera demain matin, et que les Franciliens se rueront sur le nouveau numéro de l'Optimum, ils sauront déjà tout des révélations exclusives de ce magazine.

Mais ce qui me turlupine, c'est le moment de l'annonce. C'est vrai, quoi. Il a cinquante-sept printemps, dont une petite trentaine ont été consacrés à la politique. Pour accéder à des mandats électifs dans les années 80, je veux bien croire que l'étiquette "pédé" faisait mauvais genre. Et puis, les choses ont changé. Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP (argh ! Ils sont tous les deux dans le même groupe, au sein de la même instance ; de là à penser que les conseillers régionaux UMP, c'est tous des tapettes, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas), a lui aussi dévoilé son orientation sexuelle et sa séropositivité (du coup, il est invité sur tous les plateaux télé quand il est question d'homosexualité ou de sida, ce qui contribue un petit peu à l'amalgame, mais ça fera l'objet d'une autre note, tiens). Et puis, évidemment, il y a Bertrand Delanoë, le maire de Paris. Évidemment, si Roger l'avait dit en même temps, genre "Moi aussi !", on se serait cru dans la Cage Aux Folles. Alors, il a un peu attendu son tour.Valerie_Pecresse_Mutualite_2007_12_07.jpg

Le truc bizarre, c'est que son tour vient à quelques mois des élections régionales et qu'une lutte intestine agite actuellement l'UMP pour savoir qui de Roger Karouchi ou de Valérie Pécresse, l'actuelle ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, conduira la liste. D'après des sondages récents, c'est Valérie qui est en tête. Faut dire que même si les profs de fac' la trouvent pas très maline (je n'ai pas le droit de citer mes sources), la classe et la distinction émanent de sa personne, et puis, elle a l'air sympa'. Roger, lui, il est pas très sex, il fait sérieux, austère, mauvais perdant et râleur aussi parce qu'il conteste la primauté de la belle Valérie.

Cette confession tombe finalement à point nommé pour lui donner un côté plus glamour (à prononcer à la Karl Lagerfeld). Bon, sur moi, ça marche pas, j'arrive pas à lui trouver un côté glamour, mais peut-être que ça fonctionnera sur des électeurs potentiels. De toute façon, j'habite pas dans les Hauts-de-Seine, alors je n'aurai pas à voter pour lui.

J'ai le sentiment d'une instrumentalisation et d'une manipulation abominables sur ce coup-là. J'adore la vérité, mais là, elle a l'air d'être utilisée à des fins intéressées. On verra dans quelques semaines si l'Opération-Séduction-Parce-Que-Je-Suis-Gay fonctionne. Si la politique tend à se transformer en concours de popularité, je n'hésiterai pas à voter pour Valérie. Elle s'y connaît mieux en cosmétiques que Roger.

22.01.2009

Saluuuuuuuut Nounou !

C'était il y a très longtemps. J'avais au moins dix ans de moins qu'aujourd'hui, mais c'est resté dans ma mémoire, au point qu'en quatrième encore, je me vois saluer mes amis d'un éclatant "Saluuuuuuuuuuuuuuut Nounou !" à la manière des Animaniacs.

C'est étrange la façon dont je percevais les choses à l'époque. Façon qui perdure d'ailleurs, mais je crois que c'est la même pour tout le monde. Quand on était petits, la différence d'âge était si primordiale... Les cinq ans ne se mélangeaient pas avec les sept ans. Les neuf ans considéraient que les seize ans appartenaient déjà au monde des adultes. Le pire, c'est encore la maternelle, où les Petits ne peuvent se mêler aux Moyens, le système étant chapeauté par les Grands.

Et puis, au fur et à mesure des années, cette distanciation s'atténue. J'y ai pensé en lisant le commentaire de Cracotte, parce qu'à une époque, l'idée de parler à quelqu'un de vingt-huit ans me semblait fantaisiste et illusoire. En réalité, le fait de parler à quelqu'un de huit ans plus âgé que moi était déjà un exploit. À huit ans, je n'aurais jamais osé. À seize, je l'aurais fait, avec une assurance feinte, histoire de bien montrer que je parlais tous les jours avec des adultes. Et puis, là, maintenant que j'en ai vingt, ben, ça n'a plus d'incidence. Il faut dire qu'on est dans la même décade à présent. Dans deux ans, ce sera plus la même, en revanche, puisqu'elle sera reléguable dans la catégorie des trentenaires. Et un jour, ce sera mon tour.

En fait, vieillir ne m'effraie pas. Ce qui me turlupine, c'est de perdre un jour le contact avec ceux qui ont un, deux, trois, huit, quinze, vingt-deux, trente-huit, cinquante-trois ans de moins que moi. Brrr.

20.01.2009

Bonnes résolutions

Youhou ! J'ai réussi à retrouver un document exclusif répertoriant mes bonnes résolutions de l'année dernière. Bilan :

  1. Écrire régulièrement des articles sur mon blog Mouais. Bof. 11/20. Je n'y suis pas parvenu sur mon ancien blog, mais ici, j'y arrive (un peu)
  2. Effectuer un stage dans une rédaction à peu près intelligente, genre Closer Non, pas encore, mais ça pourrait venir, hein, qui sait ?
  3. Travailler pour de vrai Oui, ça, c'est fait, j'ai été hôte d'accueil pour plein de sociétés cet été, et puis, à la fac', je me donne (presque) à fond
  4. Améliorer ma culture musicale et cinématographique Ouaip, j'ai bien progressé de ce côté-là. Exemple : j'ai écouté Breathe Me de Sia, et j'ai regardé Requiem For A Dream. D'habitude, c'est plutôt chants de Noël (toute l'année) et les DVD de Dora l'Exploratrice (pour ma petite sœur, évidemment)
  5. Lire au moins un bouquin (le moins long, si possible) de Balzac Oups.
  6. Garder mes lunettes en état d'être portées Yipee ! Well done !
  7. Répondre à mes mails Pas encore ceux de Facebook, mais ça ne saurait tarder.
  8. Écrire une nouvelle Ouais, bon, ça, hein.
  9. Avoir plus d'argent à la fin de l'année qu'au début Oups.
  10. Passer en-dessous de la barre des 70 kg C'est la faute à la muscu' si ça a raté. Tout le monde sait que le muscle pèse plus lourd que la graisse. (J'me demande combien ça pèse le chocolat.) M'enfin, belle performance, parce que d'après mon médecin, en deux visites espacées de deux ans, je n'ai pas pris un gramme.
  11. Faire du sport Ah, si, ça je m'y suis mis. La faute à Obama et à son Yes, we can peut-être.
  12. Arriver à l'heure à au moins cinq rendez-vous Oups.
  13. Résister à toutes sortes de tentations Oups.
  14. Découvrir la recette du Nutella pour ne plus être dépendant des horaires d'ouverture de Carrefour Pas encore, mais en progrès. D'après les dernières infos de Maman, une promotion spéciale -50% aura lieu sur les pots de Nutella très prochainement. Parviendrons-nous à l'indépendance énergétique ?
  15. Aller en mairie pour faire une demande de papiers d'identité Mission accomplie. En même temps, je devais aller aux States, alors j'étais un peu obligé d'avoir un semblant de machins officiels à montrer.
  16. Garder ma carte Imagine'R en un seul morceau Ouaip, peuchère. Elle est rangée aux côtés de ma carte d'étudiant, et je l'emmène partout avec moi, même si le nombre de contrôles a considérablement diminué dans les transports.
  17. Ne pas pouffer de rire à chaque intervention du Président, surtout quand il est aux côtés du Pape Oups. C'est plus fort que moi.
  18. Devenir sociable Si, des fois, j'y arrive.
  19. Honorer comme il se doit mon rendez-vous du 2 juillet 2008 Oups. Mais c'était un rendez-vous à deux, et l'autre partie n'a pas plus tenu sa promesse que moi. C'était un espèce de truc synallagmatique, alors tout est bien qui finit bien.
  20. Traverser correctement Je suis un Parisien dans l'âme, cette résolution est strictement intenable.

23:21 Publié dans Blablabla | Commentaires (2) | Tags : bonnes résolutions, bilan

19.01.2009

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Pfiouu ! J'en ai mis du temps à reviender en ces lieux. C'est que je n'ai pas vraiment l'habitude d'être lu. J'adore écrire, mais mes productions restent à l'état de choses écrites, il n'y a pas d'interaction, de relation (d'après Psy de Cuisine Magazine, c'est le signe que j'ai peur de m'engager et que je ne fais plus confiance). J'écris à mon journal intime qui vit en Suisse par exemple, mais je ne mets pas l'adresse de l'expéditeur sur l'enveloppe, parce qu'après avoir révélé les tréfonds de mon âme à un vénérable inconnu (suisse, de surcroît), j'aurais trop peur qu'il envisage de me répondre. Il y a mon poisson rouge aussi. Je lui écris quand l'envie m'en prend, ♫sans rien attendre en retouuur♪. Bref, je ne suis pas le blogueur le plus assidu (c'est un peu pour ça que j'adore le blog de Cracotte, et puis elle écrit bien aussi, et c'est rigolo) et le plus rodé aux relations publiques, mais je vais essayer de faire des efforts en cette nouvelle année.

Ça me fait penser "Résolutions". Et je me souviens difficilement de celles de l'année dernière. Mais je ne parviens pas à effacer la promesse que je m'étais faite d'écrire au moins une nouvelle. Chose que je n'ai finalement jamais exécutée. La peur l'a emporté sur l'inspiration. Peut-être que j'aurais plus de courage cette année.

Entre le 21 décembre, date de mon dernier billet, et aujourd'hui, je ne crois pas qu'il y ait eu de grands bouleversements. C'était comme des grandes vacances.

Il y a eu la représentation de la pièce que j'ai écrite et mise en scène pour les mioches le 24 au soir, et ça m'a demandé du temps. Il a fallu resserrer les liens distendus avec les amis perdus de vue parce qu'ils sont partis ♪à la ville pour étudier♫. Pas encore mariés, mais parfois fiancés. J'ai également planché sur un exposé intitulé : Les manifestations, des pratiques différenciées ?, et ç'a payé parce que j'ai eu un 14, et que c'est une chose rare (mais en même temps, j'ai aussi eu un 17 - presque suivi d'une crise cardiaque résultant de l'incodscn1248ul7.jpgmpréhension devant une note aussi élevée en milieu universitaire et sans même que j'aie eu à faire jouer mes relations). Parce que c'était les vacances de Nawel, je me suis aussi mis à jouer aux Sims de façon compulsive, pour rattraper le temps perdu depuis... août. C'était tout drôle de retrouver ces créatures oubliées depuis des mois dans les abîmes de mon disque dur.

Et puis, il y a la perspective des concours qui se fait plus nette de jour en jour. Des concours qui font peur et qui plongent mes intestins dans une torture atroce. Pour oublier, je mange de la galette. Et j'ai eu la fève Dumbledore. So gay...

Sinon, comme d'habitude quand je n'ai pas mon blog sous la main, j'ai noté quelques petits instants qui m'ont marqué sur mon téléphone.

Il y a cette heure du Journal Télévisé de France 2 qui a écrit "Aéropot" au lieu d'aéroport, et moi qui étais mort de rire pour cette coquille. C'est que sur le coup, je me suis imaginé le pot dans lequel je déversais le rebut de mes entrailles alors que je n'étais qu'un bambin vagissant (enfin, non, je ne vagissais plus, je parlais déjà et je passais des coups de fil en appuyant au hasard sur les touches dès que mes parents avaient le dos tourné). Je me suis imaginé ce pot donc, mais transformé en Super-Pot avec des ailes, genre comme ça :

aropotvw5.jpg
Et j'ai trouvé ça désopilant.

En voyant les gens arborer leurs habits de grand froid, j'ai aussi songé aux Robins des Bois, la troupe de comiques trop débiles et potaches mais tellement ♥.

Et j'ai pensé à eux à cause de cette femme au chapeau étrange que tout le monde arbore ces derniers temps car ce doit être infiniment fashionistique :
1126vb.png

Et puis, dans tout ça, j'ai quand même eu un semblant de réflexion profonde sur la nature de l'homme, et plus particulièrement sur les relations que nous entretenons les uns avec les autres. Il m'est apparu - et contrariez-moi s'il vous semble que je fais fausse route - que seules les relations superficielles peuvent survivre à l'éloignement. Parce que quand on est proche de quelqu'un, le fait de ne plus lui parler pendant plusieurs mois atténue de façon drastique la qualité des liens qui nous liaient à cette personne. C'est toujours de cette façon-là que j'ai perdu mes meilleurs amis. Le lien altéré par la distance. Bon, parfois, il n'y avait pas que la distance, il y avait peut-être aussi un peu de volonté (oui, des fois, j'ai voulu rompre avec mes meilleurs amis). Mais l'éloignement y est quand même pour beaucoup. Et aussi le fait que je me lasse vite.

Depuis que j'ai pris conscience de l'instabilité inhérente aux relations sociales, je m'implique de toute ma personne, mais sans prêter le flanc à la tristesse d'une défection ou d'une trahison. Je n'ai plus mal à cause de l'absence, ce qui me donne peut-être un air distant. Je suis le dernier à dire des trucs mièvres et gentils genre "Tu me manques". À la limite, je le dis en anglais, parce que tout le monde parle anglais et que "I miss you" n'a plus aucun sens réel, à mes oreilles en tout cas.

Finalement, il n'y a que les gens avec qui je me suis contenté de relations cordiales-mais-sans-plus que j'ai su garder jusqu'à présent. La superficialité est peut-être le tribut de la renommée, en fait. Peut-être qu'il faut choisir : des relations profondes avec peu de gens, ou tout plein de gens sans profondeur. Même si ma vie semble se diriger vers la seconde voie (enfin, non, peut-être pas quand même, il m'arrive d'avoir des relations profondes - sans aucune connotation sexuelle - d'ailleurs, on n'a qu'à dire que je suis asexuel), je préfère la première. Avoir une épaule contre laquelle pleurer aux alentours de trois heures du matin peut parfois s'avérer indispensable.

Et puis, comme cadeaux de Nawel, pour l'instant, j'ai eu :
  • des sous (Youhou !)
  • des susurres
  • du chocolat
  • des jeux vidéos
  • une rencontre avec Lionel Jospin au Micromania de la rue de Rennes (si, j'te jure !)
  • un joujou pour faire des bulles
  • un petit livre M. Farfelu
  • un T-shirt I ♥ RIEN, I'M PARISIEN qui me moule comme c'est pas permis (ou c'est peut-être que la muscu' porte ses fruits)
Bon, c'est pas tout, mais faut qu'j'aille au code. Je déteste les voitures parce que ça pollue tout ça tout ça, mais je dois avoir le permis pour réussir le concours. Grmbl.

12:55 Publié dans Blablabla | Commentaires (3)

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