24.12.2009
Sans titre
J'ai les yeux qui picotent. Comme si des larmes voulaient sortir.
J'ai les yeux dans le vague. Parce que j'ai tourné la page. J'ai supprimé tous les articles que j'avais écrits ici. Et les commentaires également. Tous ces mots en disaient beaucoup (trop ?) sur moi. Or, je suis devenu je suis appelé à devenir une sorte de personnage public.
Je croyais avoir assuré mes arrières et préservé ce périmètre, mais une amie m'a appris qu'elle était parvenue jusqu'ici. Comment ? Elle refuse de dévoiler ses sources. Normal, elle est journaliste aussi. Enfin, apprentie quoi.
Au début, j'ai laissé les choses en l'état. J'ai alors pensé que c'était l'occasion rêvée pour en dévoiler un peu sur moi, tout en laissant une part de mystère. Et puis, d'autres personnes sont parvenues jusqu'ici. Pas mal intentionnées du tout, mais ça en disait long sur la faiblesse de mes protections.
J'ai tout supprimé donc. Enfin, j'ai d'abord copié-collé chaque article dans un document Word. J'ignorais que Word était compatible avec les vidéos YouTube d'ailleurs. Avec Deezer, un peu moins par contre.
Je suis un garçon à carapace. Alors je me suis abrité sans rien dire. Et j'ai continué ma vie. J'ai même ouvert un autre blog. Plus pro', toujours marqué de mon atmosphère, mais beaucoup moins de moi-même. Ça me manquait de ne plus pouvoir poster ici, mais le rapprochement entre ces deux facettes de moi était trop évident pour que j'ose prendre le risque de m'exposer ainsi. Pour dire des choses qui ne se disent pas, je devrais faire abstraction de moi. Je ne sais pas faire ça.
Finalement, c'est Cracotte qui m'a rappelé à mes devoirs en me retrouvant ailleurs. J'aurais dû vous laisser un mot. Quelque chose. Mais je trouve finalement que tout est bien qui finit bien. Votre cadeau de Noël, c'est de me savoir en vie (non, mon ego n'a pas diminué).
Pendant ces mois d'absence, j'ai continué à vous lire, avec plus ou moins d'assiduité. J'ai même commenté parfois, recourant à des identités diverses (ou pas). Je suis pluriel, comme dirait l'autre. Je n'ai pas encore tout compris à la gestion de mes identités numériques. Du coup, c'est encore très flou dans ma tête sur comment je peux gérer toutes mes facettes. Comme un puzzle. Où j'ai peur de rassembler toutes les pièces.
Je suis heureux que vous ayez pu croiser mon chemin. (Oui, une phrase digne de mon ego.) Vous m'avez beaucoup apporté, dans vos commentaires et dans vos propres blogs. Vous continuez à le faire d'ailleurs. Je ne peux que vous encourager à ne pas laisser tomber votre plume. A ne pas laisser les mots de votre cœur orphelins. J'aime vous lire.
On pourrait se demander à qui s'adresse ce 'vous' d'ailleurs. A mes yeux, c'est très simple, ce sont tous les auteurs dont le flux RSS figure sur ma page d'accueil iGoogle. Vous vous reconnaîtrez sans difficulté, j'espère.
Et je vous souhaite le meilleur. Nous nous retrouverons certainement ailleurs. Moi, je n'en doute pas.
Bonnes fêtes.
*clin d'œil*


